Connaître, préserver et valoriser les plantes

Ministère des affaires étrangères et européennes

Aménagement du Jardin Botanique

de l'Institut National de Formation Agricole de Tove (TOGO)

pour le suivi et la gestion durable de la diversité biologique forestière.

 

Dossier Sud Expert Plantes 232

 

La République Togolaise est l’un des pays d’Afrique Occidental les plus pauvres en ressources forestières. Elle est située dans le couloir de Dahomey qui est une interruption de la forêt ouest africaine au niveau du Golfe de Guinée (figure 1, White 1986). Seule sa zone sub-humide bénéficie de conditions paléogéographiques, paléo écologiques et écologiques particulières qui favorisent le développement de forêts humides (Ern 1979, Hall et Swaine 1981, Akpagana 1989). Mais depuis quelques décennies, ces forêts sont perturbées par l’agriculture. La quasi-totalité est fortement fragmentée par les plantations de café et cacao. La production du charbon de bois par les populations locales ces dernières années, suite à la chute des coûts du café et cacao, accélère cette fragmentation forestière. Ces forêts se résument aujourd'hui aux îlots forestiers dans les zones difficiles d'accès et le long des cours d'eau (Adjossou 2004). La disparition de ces écosystèmes forestiers, sous l'effet des activités humaines, réduit drastiquement la diversité biologique dans la zone. D’autres massifs forestiers mais plus secs sont disséminés dans les aires protégées (Kokou et al. 2006).

En dehors de ces zones forestières, d’autres fragments de forêts sont partout dispersés sur le territoire togolais. De surface relativement petite (généralement inférieur à 1 ha), ces fragments dont la plupart sont sacrées (Kokou et Sokpon 2006) sont très importants pour ce pays à faible potentiel forestier. Quelques études très localisées au Togo (Kokou 1998, Kokou et al. 1999) ont montré que ces fragments de forêt sont des bastions de la biodiversité forestière.

La connaissance et la sauvegarde de cette diversité biologique des fragments forestiers est majeure pour la communauté scientifique - mais surtout - pour les populations locales et l’administration forestière dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique. Des recherches poussées sont actuellement en cours (une thèse en cours sur l’effet de la fragmentation sur la biodiversité et une autre sur le rôle des espèces forestières dans la stabilisation des pentes. L’Université de Lomé conduit aussi des recherches sectorielles sur la restauration de la forêt par les espèces locales notamment avec Nauclea diderichii, avec l’appui financier de réseaux régionaux (AFORNET, African Forest Network en particulier). Mais ces recherches ne règlent pas, à eux seuls, le problème de la disparition rapide de la biodiversité dans les forêts togolaises. D’où l’intérêt de la présente proposition qui consiste à élaborer, à l’échelle nationale, des outils de conservation in situ et ex situ de la biodiversité forestière. Ce projet est une occasion au Togo pour aménager le jardin botanique de l’INFA de Togo.

mai 2007,

Kouami KOKOU,

Maître de Conférences, Faculté des Sciences, Université de Lomé

Voir la restitution du projet faite en avril 2010 - (diaporama)

Valorisation du projet

Plan d'aménagement du jardin de Tové  - Lire

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